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Les étrennes, une tradition qui tend à se perdre chez les jeunes

information fournie par Le Figaro 25/12/2021 à 07:00

(Crédits photo : Adobe Stock -  )

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Les étrennes versées aux gardiens d'immeubles ne sont pas une obligation mais une tradition en perte de vitesse.

Les festivités de fin d'année battent leur plein et avec elles, la tradition des étrennes ou gratifications de fin d'année. Elles sont remises aux pompiers, aux éboueurs, aux facteurs, aux employés de maison mais aussi aux gardiens en guise de remerciements pour l'entretien de l'immeuble et pour les services rendus également. « Je m'occupe du chat de certains habitants quand ils partent en vacances, j'arrose leurs plantes », énumère Slavika Nikolic, présidente de l'Union nationale pour l'information et la défense des gardiens d'immeubles et des employés de maisons (UDGE).

« Toutes les gardiennes attendent la fin de l'année avec impatience et avec elle les fameuses étrennes », ajoute-t-elle. Cette gardienne de deux immeubles dans le 13e arrondissement de Paris, depuis 2001, réceptionne aussi les colis des copropriétaires. Une tâche qu'elle n'est plus obligée de remplir depuis 2018, si les paquets sont remis contre signature.

Rien n'oblige les habitants à rétribuer leur gardien et il n'existe pas de réglementation quant au montant exact des étrennes. Le tarif est donc libre. Cette tradition semble se perdre. « Beaucoup de jeunes arrivent et ne connaissent pas les coutumes », regrette Slavika Nikolic. Un regret partagé par une gardienne d'un immeuble situé rue de Sèvres, dans le 7ème arrondissement, qui souhaite rester anonyme: « Les jeunes oublient. Ils n'ont pas ce réflexe, cette habitude. »

Entre 1200 et 2500 euros par gardien d'immeuble

Ceux qui y pensent versent de 20 à 400 euros dans les immeubles gardiennés par Slavika. « L'un des copropriétaires m'a donné 400 euros comme je me suis occupée de son chat pendant 15 jours », explique-t-elle. Un habitué qui vit dans cet immeuble depuis vingt ans lui offre 350 euros chaque année. En tout, Slavika gagne entre 1200 et 1400 euros pour une quarantaine de logements. Une somme qui varie sensiblement d'un quartier à l'autre puisque la gardienne de l'immeuble de la rue de Sèvres reçoit entre 50 et 300 euros, soit un total de 2000 à 2500 euros pour une petite centaine de logements. Cette gratification s'apparente à un treizième mois pour les gardiens.

Vous pouvez d'ores et déjà commencer à donner vos étrennes à votre gardien. Traditionnellement, ces dons sont versés jusqu'à fin janvier. Sachez que cette somme n'est pas défiscalisable pour le donateur puisqu'elle est versée en argent liquide. « Une personne me donne chaque année des chocolats. Un geste, une marque de reconnaissance, ça fait plaisir. Même une carte », souligne Slavika Nikolic qui avoue néanmoins préférer une enveloppe à des présents.

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